Parmi la grande marée d’albums de rap des saisons 2017 et 2018, il y en a un qui a retenu mon attention. Ici, je ne parlerais bien évidemment pas de la vague belge incarnée par des gars comme Damso ou Roméo Elvis. Ni des habituels Orelsan ou Booba, ni même du nouveau Lomepal.

 

 

Ici, c’est Dinos ! Le rappeur de la Courneuve nous gratifie d’un album brillant qui donne foi à un style musical qui a pris le tournant du mainstream sans même se regarder dans le miroir. Entre introspection, égo-trip et bangers pop sensibles, découvrez l’ultime review d’Imany, troisième opus du rappeur.

C’est simple, dans cet album il n’y a pas d’ingrédients secrets mais une recette parfaitement maîtrisée. Dinos affirme un style sensible et introspectif, très rare dans le rap francophone actuel. Nous sommes loin de Nekfeu, Bigflo & Oli ou autres commerciaux, aux titres faciles à écouter et pas forcément intéressants.

Dans Imany je suis plongé dans un univers sombre, traversé par les peines et regrets du rappeur. Hiver 2004, évoque une enfance difficile et violente et Helsinki est le récit d’une rupture douloureuse.

 

 

Ces deux tracks sont des exemples de la palette du rappeur. Tantôt cru, imagé et sordide comme du Booba, tantôt poétique et presque susurré comme Oxmo Puccino.

Si l’album est d’une qualité irréprochable, c’est aussi sans doute grâce aux collaborations avec des producteurs de renom. Dans les crédits d’Imany, apparaissent d’abord Twenty9, géni accompagnant la plupart des sons du rappeur, mais il y a surtout BBP producteur en vogue du rap game (Damso, PNL, Vald, etc. …).

Outre les tracks sombres et personnelles on retrouve d’autres essentiels d’un album rap commercialement réussi. Il y a les ballades pop ironiques Havana & Malibu et Rue Sans Nom aux sujets sombres et glauques mais sur une musique naïve (Rue Sans Nom paraît presque sortir d’un album de Zebda).

 

 

L’album comporte 17 titres, tous aussi brillants les uns que les autres, inutile de faire le tour de chaque titres, chacun recèle son lot de références (de Booba à Gil Scott Heron). Je recommande vivement l’écoute d’Imany.

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, allez écouter le banger de l’album: Flashé. Grosse track puissante, représentant tout le talent de Dinos.

 

 

Ah et dernière chose, pour aller plus loin, allez écouter les opus de Isha, autres nouveau géni du rap-game francophone.

 

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