Qui sont les Who ?

Toute personne qui suit l’actualité musicale Londonienne dans les années 1960, a entendu parlé d’un petit groupe de reprises nommé The Detours. Un groupe de jeunes qui fait la tournée de pubs en reprenant les standards des Beatles (déjà cultes!) en y mêlant des classiques de la soul et du blues.

Ce groupe est composé d’une tête brûlé au nom de Roger Daltrey, chanteur, guitariste et métallurgiste de son état. Il y a le bassiste John Entwistle, un musicien brillant à l’attitude flegmatique so british et le batteur, bien plus âgé que les deux autres: Doug Sandom.

The Detours entame sa métamorphose lorsqu’un jeune homme des beaux quartiers, Pete Townsend, rejoint le groupe en tant que second guitariste. Il ajoute au groupe une touche mélodique et un pouvoir de composition original. Ainsi, fini les reprises, The Detours se mettent à composer leurs propres chansons.

Mais le réel tournant du groupe s’opère lorsque Sandom, le batteur, laisse la place à un batteur bien plus jeune et fougueux que lui. Un certain Keith Moon. Un musicien qui séduit tous les membres de The Detours après une démo d’à peine vingt secondes !

The Detours deviennent brièvement les High Numbers et sortent un disque raté de reprises. Après cet échec ils envisagent de trouver un nom plus percutant, en adéquation avec la musique qu’ils font. Ainsi naissent The Who.

En novembre 1965 l’album My Generation atterrit dans les bacs anglais avec sa myriades de tubes et d’hymnes générationnels.

Retour sur un album qui redéfinit le rock et prépare son entrée dans les glorieuses années 1970.

My Generation est à la fois un condensé explosif de ce que représente le rock au milieu des années 1960 et un album générationnel s’adressant à tous les jeunes mods londonien en recherche de sens.

D’un côté, on découvre un groupe qui maîtrise ses classiques. Pas étonnant donc de retrouver deux reprises de James Brown (I Don’t Mind et Please Please Please) et une de Bo Diddley (I’m a Man).

 

De l’autre, My Generation est une mine d’or de pépites rocks à la portée du grand public. Les Who composent des titres aux refrains mélodiques, facile à écouter tout en étant cyniques et ironiques (Lalala Lies).

 

 

Mais le véritable tour de force des Who est de proposer des titres au son inédit. Comme avec My Generation, un morceau brut se basant sur un simple riff de guitare, un tempo rapide et des paroles proférées sans recherche de mélodie.

 

 

Sur The Kids Are Alright, le groupe propose un hit sensationnel qui accompagne le succès de leur premier album.

 

 

Avec The Ox, les Who osent un morceau purement instrumental complètement improvisé. Une pratique inédite pour l’époque, mais qu’on retrouvera chez Led Zeppelin dans les années 1970.

Ainsi, leur premier album se vend à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde et rencontre un succès triomphant auprès du public américain. Un succès leur permettant, trois ans après, de monter sur la scène du Festival de Woodstock pour donner une performance électrique.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

sept + vingt =