L’histoire de la house est directement liée à celle du disco. Arrivée par les clubs de Chicago après les évènements de la disco demolition night, elle devient le nouveau genre dance dans les années 80. Des mix renversants de Frankie Knuckles aux rave parties du Royaume-Uni, retour sur un des genres de musique les plus populaires de ces 40 dernières années.

Nous sommes en 1977, le film Saturday Night Fever propulse le disco au top des charts. Les radios s’arrachent les derniers tubes des Bee-Gees, de Gloria Gaynor et de Donna Summer. La même année, le Paradise Garage ouvre à New-York. C’est LE club à la mode qui passe tous les tubes du moment. Il révèle Larry Levan, le DJ star résident dont la scène house s’inspirera beaucoup. Levan est réputé pour enflammer la piste du bout de ses platines.

Mais en 1979, un événement change le destin du disco. A Chicago, un match de baseball entre les White Sox de Chicago et les Tigers de Detroit se prépare. Pour assurer la promotion du match les White Sox recrutent le DJ Steve Dahl qui est connu pour être un féroce anti-disco.  Dans ses interventions de promotion sur la radio WLUP-FM, il promet de détruire tous les disques discos qu’on lui présentera à la mi-temps.

Alors que les organisateurs attendent 20 000 spectateurs, il en viendra finalement 50 000. A la mi-temps, une émeute éclate, les spectateurs descendent sur le terrain et détruisent tous les disques disco. Mais en réalité, les gens font un amalgame et détruisent les albums d’artistes noirs, qu’ils soient disco ou pas. La connotation raciste de cet évènement crispe les maisons de disques qui retirent progressivement les albums disco des bacs. Cet événement participe à la disparition du disco du paysage musical américain.

C’est au début des années 80, que le club Warehouse à Chicago oeuvre à rendre les lettres de noblesse à la dance-music. Son DJ résident, Frankie Knuckles passe des morceaux disco, soul et funk oubliés du grand public. L’originalité des mix groovy du club attire tous les fêtards de Chicago.

La musique du club est tellement réputée que les disquaires de la ville ouvrent une section House Music en référence à la boîte de nuit. Les gens viennent y acheter les albums des artistes passés en boîte. C’est ainsi qu’on entend parler pour la première fois de House Music.

Très vite, les DJ de Chicago gagnent en notoriété pour leur sets précis et originaux. Ils sont connus pour passer un concentré du meilleur des albums sur leurs platines, allant jusqu’à repasser en boucle des parties instrumentales de manière entêtante. Ceux qui font la notoriété de ce nouveau son de Chicago sont les DJ du groupe Hot Mix Five qui diffusent les premiers mix à la radio tous les Samedi soir sur WBMX.

C’est aussi à cette période que des DJ stars comme Farley “Jackmaster” Funk ou Mickey “Mixin” Oliver couplent à leurs mix une boîte à rythme. La musique house est alors beaucoup plus dansante.

En 1982, le Warehouse change de nom et devient le Muzic Box. Son nouveau DJ résident, Ron Hardy, propulse la house vers des rythmes plus rapides et endiablés. Sa musique plus frénétique vient de sa consommation decstasy,  drogue très à la mode dans le monde de la nuit dans les années 80. C’est grâce aux soirées de Hardy que la house devient une musique dansante rapide et extatique sur laquelle les clubbers inventent des danses improbables comme le jacking’.

Le premier tube house est Your Love de Jamie Principle, un jeune homme qui écrit des chansons d’amour dans sa chambre pour sa copine. Cette chanson se transforme en un hymne grâce aux platines de Frankie Knuckles qui diffuse le titre en boîte. Le morceau est alors dupliqué des centaines de fois sur cassette et tourne dans le milieu de la nuit de Chicago.

Mais c’est lorsque Jesse Saunders enregistre l’album On & On que la house sort des boîtes de nuits et explose au niveau national. Il s’agit d’un des albums les plus importants du XXème siècle car il définit la house comme un genre à part entière. C’est-à-dire la composition d’une musique faite directement pour les clubs. Cette nouvelle notoriété est accompagnée par la création du célèbre label Trax Records, à l’origine des premiers albums house.

C’est finalement grâce à Marshall Jefferson et son tube House Music Anthem / Move Your Body, que la house quitte les Etats-Unis pour foudroyer l’Europe. Ainsi débute l’épopée incroyable de la musique house qui enfantera de plusieurs dizaines de sous-genres musicaux comme la techno, l’acid house, l’ambiant et même plus récemment l’EDM.

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