Swinging London est LE mouvement culturel qui a mit l’Angleterre au centre de la pop-culture dès la moitié des années 1960. En effet, une véritable explosion culturelle à lieu chez la jeunesse de la nouvelle classe moyenne d’après guerre. Peu à peu, le vieil empire britannique étouffé par le traditionalisme se réinvente grâce à cette nouvelle jeunesse éduquée.

Les jeunes britanniques accèdent aux études supérieures et étudient l’économie, la politique et l’art.

C’est ainsi qu’une toute nouvelle bande son riche et originale accompagne leur vie.

Naturellement, tout le monde découvre en 1963 un nouveau quatuor venu tout droit de Liverpool: The Beatles. Très vite, le monde connaît les hymnes pop-rock des Fab Four: Please Please Me, A Hard Day’s Night, Help!, Yesterday.

 

 

Le phénomène Beatles est un véritable raz-de-marée qui fait décoller d’autres groupes dans son sillage. En tête, les Rolling Stones qui se fait connaître dès 1964 avec ses reprises blues-rock des maîtres américains.

 

 

Le dénominateur commun des musiciens du swinging London est la musique américaine. Les britanniques ont l’art d’absorber la musique des grands bluesmen américains oubliés, celle des rockeurs des 1950’s et créer une musique 200% brit.

A y regarder de plus près, le travail des Beatles et des Stones est parsemé de reprises des Isley Brothers, Buddy Holly, de Chuck Berry, de Robert Johnson ou encore de Son House. C’est cet exceptionnel mélange qui donne aux sixties ce son si caractéristique.

 

Mais tandis que les Beatles et les Stones se battent pour la première place des charts. D’autres musiciens électrisent le blues américain.

Ainsi, le swinging London est témoin de la naissance de grands musiciens blues comme Eric Clapton, ou Jeff Beck. Tous deux officiants dans un des groupes les plus en vogue du circuit blues-rock de Londres: Les Yardbirds.

La jeunesse anglaise des sixties remet l’amour du blues au centre de la culture pop. Ainsi, les Yardbirds et The Animals popularisent la vieille musique américaine avec des reprises comme le célèbre House Of The rising Sun.

 

Mais tandis que le blues a la part belle dans les musiques sixties, d’autres musiciens tentent de sortir des carcans de l’industrie du disque. A la fin des années 1960, un certain Syd Barrett met ses poèmes psychédéliques en musique avec ses amis Roger Waters, Richard Wright et Nick Mason.

Cette formation n’est autre que Pink Floyd, un groupe psychédélique à la notoriété croissante. Le public découvre dès 1967, l’album The Piper At The Gates of Dawn sur lequel figure de grands classiques comme Arnold Lane ou See Emily Play.

 

 

Pink Floyd, à cette période part en tournée avec un certain Jimi Hendrix. Le guitariste fait aussi ses premières scènes en Angleterre aux côté d’Eric Clapton et du groupe Cream. Hendrix ramènera avec lui cette influence blues-rock-psychédélique et deviendra une énorme star, chez lui, aux Etats-Unis.

 

La bande son anglaise des sixties est une véritable mine d’or de classiques du rock. En à peine sept ans, une vague culturelle réussi à imposer un renouveau dans la musique imposant des groupes aussi divers que les Beatles, Pink Floyd ou Led Zeppelin.

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