C’est dans le deuxième arrondissement de Paris que j’ai rendez-vous pour assister à un concert secret. Effectivement, plus tôt ce Jeudi, je reçois l’adresse du live organisé par Sofar Sounds Paris.

Comme le dit Alex, l’excellent organisateur, les concerts sont organisés dans des appartements, magasins de disques et autres lieux insolites. Le Sofar Sound (Sofar est l’acronyme de song from a room) est un concept qui a commencé à Londres en 2009, lorsque deux amis décident de faire des sessions acoustiques entre potes. Alex précise : “Sofar est désormais présent dans plus de 300 villes à travers le monde”.

Justement, ce soir je découvre le magasin de disque dans lequel le show est organisé: Fat Wang Records. Jean-Pierre, le gérant, m’explique qu’ils viennent de s’installer fin 2017. Fat Wang Records est une petite échoppe tout en long, remplie de vinyles de house, techno, et autres styles électros pointus. La boutique est agrémentée de platines vinyles pour essayer le disque de son choix.

Comme j’arrive en avance, j’en profite pour parcourir les vinyles de Fat Wang. Je discute avec Jean-Pierre, lorsque j’aperçois le disque de reprises des tubes du Funkadelic par les artistes techno de Detroit (Reworked By Detroiters). Spontanément il me le pose sur une platine et on écoute Cosmic Slop en attendant que le magasin se remplisse.

 

 

Vers 20h30, Alex, notre monsieur loyal du soir, donne le top. Les lumières se tamisent et la soirée commence.

Premier artiste du soir: Fabrizio Cammarata. Tout droit venu de Sicile, il vient faire la promo de son dernier album Of Shadows. Il distille ses chansons acoustiques en anglais, en italien et en espagnol. Le set est très bien reçu par un public vraisemblablement international.

 

 

Le temps de prendre une bière et le deuxième set est lancé.

Piedbois est la révélation du soir. Il arrive tendu et nous avoue que c’est sa première scène solo parisienne. Entouré par son matériel Piedbois est un véritable one-man band. Ses accords de piano doux et sa voix toujours juste séduisent le public. Sa première chanson est une véritable claque de douceur et de justesse. Les applaudissements sont encourageant et Piedbois se détend. Il enchaîne ses titres d’une main de maître. Malheureusement, les 30 minutes passent beaucoup trop vite, et on reste sur notre faim !

 

 

Le dernier set est celui de Yael Miller, une chanteuse qui livre sa pop franco-anglo-israélienne avec douceur. Elle chante ses textes engagés et personnels tantôt en anglais, tantôt en hébreux .

Je rentre avec beaucoup de bonnes choses, notamment avec la certitude de revenir au Fat Wang Records, mais surtout avec la musique de Piedbois que j’ai hâte d’écouter à nouveau !

Affiche d’Alex Morley

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