En Décembre dernier j’étais invité aux 10 ans de Born Bad Records.

J’arrive devant l’espace Gérard Philipe à Fontenay-sous-Bois dans lequel est organisé depuis une semaine le festival Les Aventuriers. C’est donc dans ce bâtiment aux allures de salle polyvalente que le label de rock indé fête ses 10 ans.

 

On pose nos affaires au vestiaire et je signale à mes acolytes qu’il est hors de question que je consomme quoi que ce soit à base d’alcool. Encore trop fragile de la veille. Mais bon, c’est à peine si je tourne la tête qu’on m’offre un petit demi. Rafraîchissant finalement.

Bon, assez parlé de mes états d’âmes. Où en étais-je ? Ah oui … Born Bad. Fraîchement débarqué de mon enclave Ecossaise, je n’ai que juste vaguement entendu parler de ce label. Alors, pour tous les nouveaux, ou retardataires, présentations:

Born Bad Records est un label résolument indé, à savoir un one-man label. Le one-man c’est Jean-Baptiste Guillot, fondateur, manager, booker, secrétaire, respo légal de Born Bad. Il fait tourner la boutique seul, aux antipodes des majors et autres labels tentaculaires. Ici il s’agit d’une petite boîte qui fait du bruit. Jean-Baptiste et son label sont à la pointe du rock indé en France. Depuis 2006, Born Bad est à l’origine des succès de Frustration, La Femme ou Cheveu entre autres.

Ce Vendredi 15 Décembre je suis venu voir Frustration, Cannibale et Marietta, la line-up du jour.

Le bilan de la soirée est fort concluant malgré un faux départ. Cannibale, le premier concert, n’est pas à la hauteur de mes espérances. Le groupe est monté sur scène et a donné une performance désagréable. Le groupe a adopté un comportement désinvolte tout le set. Non pas que d’ordinaire cela pose problème, mais ici, ce n’est vraiment pas assumé et très maladroit. Donc forcément, le concert se déroule devant un public froid et peu intéressé. Résultat, pas d’ambiance avec un chanteur qui tente de renouer le contact en toute fin de show : ”Allez, vous pouvez danser !!” harangue t-il à l’audience tiède. Nous ne bougeons pas d’un pouce et attendons patiemment le prochain artiste.

Derrière Cannibale il y a Marietta qui est la bonne surprise de la soirée. D’abord apprécié pour avoir rétabli la chaleur dans la salle, il convainc par son énergie sur scène. Le public a le droit à un set d’une grande qualité, avec des musiciens survoltés et un Marietta au charisme fou. J’encourage tout le monde à écouter son dernier album La Passagère et à aller le voir en live.

 

 

Le dernier groupe qui entre en scène est celui pour lequel tout le monde est venu. Frustration s’installe sur scène dans l’excitation générale. On m’a tant parlé de ce groupe, j’ai hâte moi aussi qu’ils commencent. Tout le monde est sur scène. Ca y est, les amplis crachent ! Une boule d’énergie s’empare de l’Espace Gérard Philipe, la petite salle des fêtes se transforme en arène.  Le bulldozer est en marche, il casse la foule bien rangée et créer un mosh-pit joyeux où nous suons chaque goutte de notre corps pendant une heure. Frustration est un groupe confirmé, généreux, désinvolte et survolté. La tête d’affiche de Born Bad Records a (encore) réussi son coup.

 

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