Nous savons presque tout sur Daniel Balavoine. Classé parmi les 100 Français les plus célèbres, il est une des plus grandes stars de la pop française de ces cinquantes dernières années.

De ses débuts en tant que chanteur de bal à son engagement caritatif et sa fin tragique, il a marqué plusieurs générations de français.

Mais alors qu’aujourd’hui nous célébrons ses succès comme Le Chanteur, Mon Fils Ma Bataille, ou encore les nombreux tubes de Starmania (Quand on arrive en ville, S.O.S d’un terrien en détresse, etc. …), nous nous penchons sur son discret (et kitsch) début de carrière dans le groupe de rock Presence.

 

 

Balavoine est engagé par le groupe en 1969 en tant que chanteur. Après plusieurs années de tournées, en 1973, Presence sort son premier album éponyme publié chez Vogue.

Retour sur l’unique album de ce groupe inconnu qui est très (trop) lourdement influencé par la pop anglaise.

Effectivement, inutile de chercher très loin les références musicales du groupe. Le premier titre – Si tu passe par chez moi – annonce la couleur. Des choeurs en harmonie, des voix de fausset et une ballade pop parlant d’amour, c’est carrément les Beatles.

 

 

Presence est parcouru de titres qui ont de très grandes similitudes avec le célèbre groupe britannique. Pleure le monde, le sixième morceaux de l’album, présente une ressemblance troublante avec le titre Lucy In The Sky With Diamonds des Beatles.

 

 

En plus des Beatles, d’autres morceaux confirment que les cinq membres du groupe écoutent tout ce qui se fait outre manche. Rien qu’un fou, ressemble tellement au Powerman des Kinks, qu’il a fallu vérifier plusieurs fois qu’il ne s’agissait pas tout simplement d’une adaptation française.

 

 

Tous les titres de l’album ont cette empreinte britannique très marquée. Malheureusement, la similitude s’arrête aux arrangements. Les paroles, comme si elles étaient directement traduites de l’anglais, sont désuètes et très kitsch.

Mais aujourd’hui, cet album de Presence nous apparaît comme une pépite kitchissime mais néanmoins réjouissante. Les arrangements sont de bonne qualité et chaque morceau nous arrache un sourire nostalgique.

Presence est le seul album que Balavoine enregistre avec le groupe qu’il quitte un an plus tard. Cet épisode de sa carrière qui semble anecdotique est sans aucun doute la porte d’entrée vers sa carrière musicale.

Grâce à ces prestations sur scène il est repéré par le label Vogue et encouragé à continuer la musique en solo. Sans cela, Daniel Balavoine ne serait peut-être qu’un disquaire passionné de brit-pop dans une boutique de Pau.

 

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